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	<title>SwampDiggers</title>
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	<description>Rap, trap, trill, phonk, emo, cloud, soul, funk, footwork, juke, grime, rythm &amp; blues.</description>
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		<title>Surrender Your Soul</title>
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&lt;p&gt;Killy propose avec Surrender Your Soul un premier album enthousiasmant dans ses intentions et rempli de morceaux de bravoure, sans &#234;tre tout &#224; fait &#224; la hauteur de ses ambitions. &lt;br class='autobr' /&gt;
A quoi peuvent bien servir les albums pour une g&#233;n&#233;ration capable d'uploader ses humeurs en flux continu ? On aimerait souvent se d&#233;barrasser de ce vieux paradigme devant la difficile t&#226;che qui consiste &#224; d&#233;crire l'&#233;tat du rap d'aujourd'hui. C'est pourtant avec un premier album tout ce qu'il y a de plus classique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Killy propose avec Surrender Your Soul un premier album enthousiasmant dans ses intentions et rempli de morceaux de bravoure, sans &#234;tre tout &#224; fait &#224; la hauteur de ses ambitions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quoi peuvent bien servir les albums pour une g&#233;n&#233;ration capable d'uploader ses humeurs en flux continu ? On aimerait souvent se d&#233;barrasser de ce vieux paradigme devant la difficile t&#226;che qui consiste &#224; d&#233;crire l'&#233;tat du rap d'aujourd'hui. C'est pourtant avec un premier album tout ce qu'il y a de plus classique dans sa forme que &lt;strong&gt;Killy&lt;/strong&gt; est venu parachever une ann&#233;e de hype durant laquelle il a su se faire d&#233;sirer. A dessein, car le jeune canadien n'a de cesse de r&#233;p&#233;ter son ambition de trouver un &#233;quilibre entre les moeurs de son &#233;poque avide d'imm&#233;diatet&#233;, et la construction d'une oeuvre durable. &lt;i&gt;Surrender Your Soul&lt;/i&gt; est sa tentative de r&#233;pondre &#224; ce dilemme. Elle n'est pas parfaite, mais on n'en demandait pas tant d'un premier essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois qu'on a entendu parl&#233; de Killy, c'&#233;tait donc il y a un an. Autant dire une &#233;ternit&#233; dans le rap d'aujourd'hui. Le gros buzz entourant ses premiers morceaux &lt;i&gt;Killamonjaro&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Stolen Identity&lt;/i&gt; avait convaincu les m&#233;dias sp&#233;cialis&#233;s de le pr&#233;senter comme le futur de la vague emo-trap. Apr&#232;s &#231;a, plus grand chose. Killy s'est fait discret. Car il a beau &#234;tre convaincu de ne ressembler &#224; aucun autre, il demeure conscient de la saturation du milieu dans lequel il esp&#232;re se faire un nom. &#201;merger de cette cr&#233;ature aux innombrables visages qu'est le rap moderne est un chemin de croix. Et prendre une ann&#233;e enti&#232;re avant de sortir un projet rel&#232;ve de la profession de foi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/kGScxakv49Q&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ayant choisi une autre voie que celle d'inonder le web d'in&#233;dits et de collaborations, Killy jure qu'il a longuement travaill&#233;, voire pire, r&#233;fl&#233;chi &#224; la construction de son premier album. Une d&#233;marche audacieuse et d'autant plus louable qu'il a su r&#233;sister aux sir&#232;nes des labels par souci d'ind&#233;pendance. Point de major pour discr&#232;tement tirer les ficelles de sa communication, ni d'avance faramineuse dont il pourrait se vanter sur les r&#233;seaux. Killy est d'ailleurs assez discret m&#233;diatiquement, lui qui d&#233;teste lorsque ses contemporains abusent de colorations capillaires pour faire parler de leur image, au lieu de leur musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune torontois le r&#233;p&#232;te &#224; qui veut l'entendre, il n'est pas un banal rappeur soundcloud. On a envie de le croire, mais il faut admettre que son style coche toutes les cases de ce nouvel arch&#233;type. En particulier, et c'est une force, cette fa&#231;on de se rendre imm&#233;diatement accessible &#224; l'auditeur, et de lui jeter au visage ses &#233;tats d'&#226;mes sans d&#233;tours. Alors certes les morceaux ont rarement plus &#224; d&#233;voiler que ce qu'une rapide &#233;coute permet d'en entrevoir. Mais c'est souvent suffisant pour captiver l'auditeur et le rendre accro. Et pour pi&#233;ger ce dernier dans la toile de ses m&#233;lodies ent&#234;tantes, comme celle de l'imparable &lt;i&gt;No Sad No Bad&lt;/i&gt;, Killy fait preuve d'un talent ind&#233;niable. A cela, il ajoute un m&#233;lange d'aphorismes et de &lt;i&gt;braggadocio&lt;/i&gt; suffisamment bizarre pour aiguiser la curiosit&#233;, et le placer au dessus de la moyenne des rappeurs de sa cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Surrender Your Soul&lt;/i&gt; pourrait &#234;tre un avertissement lanc&#233; par le boss d'un RPG avant un ultime affrontement, comme la splendide pochette de l'album le sugg&#232;re. Qu'il le tire de ses exp&#233;riences personnelles, ou des heures pass&#233;es devant des anim&#233;s japonais, Killy a visiblement d&#233;velopp&#233; un sens aigu de ces moments de v&#233;rit&#233; o&#249; le destin se joue. Sur les onze titres qui composent l'album, il oscille entre le d&#233;sir de profiter de sa nouvelle vie et la conscience de sa fugacit&#233; (&#034;Live as a king, die your head cut off&#034;). D&#233;j&#224; ses premiers mots sur &lt;i&gt;Killamonjaro&lt;/i&gt; - &#034;I can introduce you to this life we live forever&#034; - sonnaient comme une envie d'exorciser l'&#233;ph&#233;m&#233;rit&#233; d'un monde que pourtant il d&#233;couvrait &#224; peine. &lt;i&gt;Surrender Your Soul&lt;/i&gt; ressemble parfois &#224; un r&#233;pertoire d'incantations - &#034;Seven days, seven nights, seven lives&#034; scande-t-il sur &lt;i&gt;Doomsday&lt;/i&gt; - une sorte de &lt;i&gt;Necronomicon&lt;/i&gt; o&#249; le jeune homme esp&#232;re puiser le secret de long&#233;vit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/zNqUptqx3bY&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On aimerait se laisser exalter par ces consid&#233;rations, mais il est clair que ce premier album manque d'une vraie prise de risque esth&#233;tique pour compl&#232;tement nous transporter. On reste en terrain familier, celui de la grandiloquence de &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;, du gothisme ghetto de &lt;strong&gt;Travis Scott&lt;/strong&gt;, et des complaintes fluos de &lt;strong&gt;Lil Uzi Vert&lt;/strong&gt;. A la production, le m&#233;lange de sonorit&#233;s MIDI et d'instrumentations plus chaleureuses o&#249; brillent notamment &lt;strong&gt;WondaGurl&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Y2K&lt;/strong&gt;, sonne juste, voire un peu trop. On a du mal &#224; se d&#233;partir de cette impression de progresser dans un univers un peu &#233;trange mais bien trop balis&#233; pour qu'on puisse vraiment s'y perdre et y trouver les vertiges esp&#233;r&#233;s. Un peu comme ces jeux vid&#233;os, pour rester dans la tonalit&#233; de l'album, qui vous promettent le souffle &#233;pique de l'aventure, mais ne cessent de vous guider par la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview r&#233;cente, Killy citait &lt;strong&gt;Socrate&lt;/strong&gt; comme mod&#232;le de l'homme ayant atteint la vie &#233;ternelle &#224; travers son h&#233;ritage. Lui n'en est qu'au d&#233;but de son parcours initiatique, dont on lui souhaite tout de m&#234;me une fin moins tragique mais pas moins intense. &#034;I'ma sail the seven seas just to separate myself from the fakes&#034; s'est-il fix&#233; comme objectif. L'angoisse des rappeurs a toujours &#233;t&#233; de se distinguer des copies. Au moins Killy est-il conscient des efforts qu'il lui faudra d&#233;ployer pour y parvenir. Finalement, c'est peut-&#234;tre ce qui le rapproche le plus de ces h&#233;ros de sh&#333;nen qu'il admire tant.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;450&#034; scrolling=&#034;no&#034; frameborder=&#034;no&#034; allow=&#034;autoplay&#034; src=&#034;https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/playlists/464119461&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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