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Chroniques

RiFF RAFF Trench Coat Towers

Rap Game Versace Python

Mugen le druide, le Avril 2016

Riff Raff revient aux affaires avec Trench Coat Towers...

Article précédemment publié sur Foxylounge.com.

Après s’être transformé en véritable tas de muscle pour intégrer la ligue de catch américaine, après avoir acheté le Codein Castle dont il rêvait pour 1 gros million de Benjamin Franklin, après avoir publié un livre de poème (Neon Vibes), RiFF RAFF laisse place à son alter ego musical, JODY HiGHROLLER, et revient dans le domaine qu’il maîtrise le mieux : le rap.

Son premier album Neon Icon, semble déjà bien loin. Maintes fois repoussé, son sophomore album Peach Panther devrait arriver dans les prochains mois. Quelques featurings plutôt ronflants alimentaient les rumeurs autour de ce projet, et il semble même qu’un album de rock pourrait lui succéder (Purple Panther). En attendant, Kokayne Dawkins a décidé de faire quelques collaborations, pas toutes de très bon goût. Il n’y a rien à retenir a part la sympathique Doctor Peper.

Heureusement en novembre dernier, Jody 3 Moons a sorti un EP de 4 titres : Trench Coat Towers.

Le Wesley Snipes blanc entame le divertissement avec un “I pass you the ball you broke my assist ” qui tombe à pic en pleine période de playoffs. Sur Brick off the balcony le rappeur nous rappel son amour pour la balle orange, mais RiFF RAFF ne manque pas d’idées : il se verrait tout aussi bien jouer QB pour Florida State, en sirotant quelques litres de potion magique entre chaque quart-temps. L’occasion de rappeler qu’il n’est pas seulement là pour amuser la galerie, et que quand il s’agit de kicker, le bougre en à encore sous le capot.

Ultraviolet rays, I’m flossing candy gray,
Cool whip coupes, sky blue berry braids.

Même si c’est finalement assez rare, Kokayne Dawkins excelle aussi pour chantonner sur les refrains : celui de Smile rentre dans la tête aussi vite que l’air d’une comptine pour enfants. Ce qui différencie l’adulte de l’enfant c’est la taille de ses jouets : quoi de plus logique qu’une jolie Rolex pour retrouver le sourire ?

Quelques flacons de sirop et une pluie de pilules feraient aussi l’affaire. La fête se termine sur Poppin’ Pills : une bien belle manière de conclure l’EP tout en rappelant fièrement ses racines qui puisent dans le "Lone Star", l’état ou tout est plus grand comme dit l’adage. Pas radin pour un sou, on a même droit à ce qui semble être le premier single de Peach Panter : Carlos Slim.

En bonus NeoN DeReK JeTeR, un petit un featuring avec Lil Yatchy, qui se retrouvera sûrement sur Peach Panther #RapGameMufasa :